Emmanuel Maroé

Si Emmanuel maîtrise toutes les techniques photographiques, c’est dans la lomographie, sa technique la plus récente que l’on comprend le mieux le désir d’expérimentation et de recherche qui l’habite. Dans la lomographie il y a toujours une part d’inattendu et ses handicaps, le daltonisme et la bipolarité le servent dans cet exercice délicat où les couleurs paraissent si souvent saturées.

Son approche est essentiellement citadine. Les lignes, les arabesques, les courbes des bâtiments nous invitent à le suivre dans ses déambulations urbaines diurnes ou nocturnes, rappel de l’environnement de son enfance. Il nous emmène explorer un monde fait d’édifices, de publicités, de tags, et d’êtres humains qui passent ou qui semblent posés là par hasard. La lomographie en omettant les détails et en ne s’attachant qu’à l’essentiel permet à Emmanuel d’insuffler de la beauté et de la poésie là où nous ne voyons que ruines, déchets et absence d’humanité. Emmanuel Maroé nous parle de ces lieux dans lesquels nous passons si souvent sans faire attention à leur poésie intrinsèque, il est le photographe de la vie ordinaire et son travail est comme un témoignage de nos solitudes urbaines, reflet d’une poésie non moins urbaine.

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